Expositions
Juin 2026.
du 5 au 30 juin Exposition
Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? / Do que estamos à espera para sermos felizes?
à l’Alliance française de Lisbonne
Dans un contexte de guerres en Europe et au Moyen-Orient, à une période où des dirigeants de grands pays s’allient autour des extrêmismes,
où des droits démocratiques qu’on croyait à jamais acquis sont remis en cause,
où les actes d’antisémitisme et d’islamophobie sont en terrible augmentation dans nos villes,
où le péril écologique n’a jamais été aussi imminent, Qu’est ce qu’on attend pour être heureux est une plaisanterie, pire un coup de poing dans un oreiller.
Et si ça ne l’était pas ?
A bien y réfléchir, lutter contre l’ennemi ne passe pas exclusivement par les armes, il y a l’éducation,le vote, les mots, la culture … et l’art comme arme de résistance. (cf. François Rastier « Ethique et stylisation : l’art contre la violence ».)
Pour cette exposition, nous avons réuni quatre artistes femmes qui ne sont liées par rien, en apparence, en dehors du fait de se partager l’espace de l’exposition. Pas de travail en commun, pas d’unité artistique. Et cependant, c’est bien le travail de ces quatre artistes qu’on avait hâte de vous présenter.. C’est donc avec beaucoup de reconnaissance que la carte blanche offerte à ALFA (Association luso-française d’Art) par Frédéric Davanture de l’Alliance Francaise tombe à point.
Parmi les quatre artistes femmes retenues pour « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », trois d’entre elles ont déjà exposé avec ALFA : Yolande Tanchou, Géraldine Pillot et Claudia Clemente.
Seule Claire Taibi inaugure sa première exposition ALFA.
Il y a quelques mois quand Fernando Ribeiro et moi-même (les deux cofondateurs d’ALFA) avons pu découvrir le travail de Claire Taibi, ce fut une véritable boule d’enthousiasme pour son talent, son énergie positive, ses personnages figuratifs abstraits, ses couleurs expressives aux tonalités éclatantes. Dans des situations reconnaissables par leur réalisme (une plage, un village de bord de mer), Claire fait évoluer les personnages dans des espaces imaginaires généreux presque sans limite. C’est indéniablement une artiste qui surfe sur les océans et sur la création artistique en nous invitant à la poursuite du bonheur avec une toile généreuse de plusieurs mètres. Claire Taibi qui a commencé avec le Street Art semble nous dire que nos espaces sont trop petits pour elles, que notre planète n’a besoin de murs que pour les peindre.
Aux fidèles membres d’ALFA, on ne présente pas Yolande Tanchou qui fut la première artiste exposée par ALFA, en juillet 2019, à la Société Nationale des Beaux Arts de Lisbonne. Une exposition qui marque donc le début de l’histoire d’ALFA et qui fut une rétrospective partielle du travail de Yolande Tanchou. La seule de nos quatre artistes à ne jamais avoir vécu au Portugal. Née en Touraine, elle a évolué entre Calder et Olivier Debré, tous deux installés dans la région. Elle a appartenu à ce groupe d’artistes les 3+7 avec entre autres artistes Jacques Lemerre que nous avons eu la chance de présenter en 2025, à la galerie Oficina Impossível, à Lisbonne.
De Yolande Tanchou, nous avions pu présenter en 2019 : gouaches, acryliques, collages, et sculptures. En janvier 2023, Yolande Tanchou est décédée mais ALFA souhaite poursuivre la tâche de présenter son travail. Dans cette exposition, on remarque la présence de deux troncs fendus par la moitié, recouverts de blanc, comme une page blanche, sur laquelle l’artiste a écrit des lettres en majuscules d’imprimerie et en cursive. Certaines lettres formant des mots lisibles, d’autres pas. On y perçoit alors un texte immuable au temps qui passe, que chaque visiteur doit s’approprier. Dans ce sens, le message est infini et ne s’arrête pas aux mots. Quel message Yolande Tanchou nous a t-elle laissé avec ses œuvres ? Quel message y lit-on ? Quel message avons-nous envie de lire ? Quel message souhaitons-nous laisser à nos proches, aux générations futures ? Yolande Tanchou aimait passionnément faire des collages, ici elle nous invite à coller nos mots (nos maux), sur des marques graphiques qui n’ouvrent pas à la lecture mais qui sont plurielles de sens.
La page blanche me conduit à vous présenter Géraldine Pillot qui s’appuie sur cette idée pour expliquer une approche de son travail. La page blanche c’est ce qu’il y a au tout début de la création artistique puis viennent les mots de l’artiste qui peuvent être des dessins, des peintures, des collages, des sculptures. Géraldine Pillot, artiste pluridisciplinaire, depuis plusieurs années a choisi la terre. Elle la modèle en objets non-utiles qui sortent de son imagination. Souvent c’est la nuit qu’elle perçoit une forme, elle saisit alors son carnet à dessins pour retenir son inspiration et la modeler, plus tard, au grand jour. Quand le grès se mêle à la porcelaine, on perçoit des forces et des fragilités qui s’unissent dans un seul objet. Géraldine aime à rappeler que, comme la sculpture qu’elle nous offre à voir, nous sommes tous faits de failles, de ruptures, de fragilités, autant d’affres qui nous font passer du côté de la force, de la résilience, comme si derrière ces bris il y a toujours de quoi se régénérer, se réinventer, renaître. C’est un beau message sur l’être humain et sur sa ténacité. La création qui nous fait sortir de nos limites avec force et beauté.
La copie n’aurait pas été complète si nous n’avions pas laissé une place pour les grands formats photographiques de Claudia Clemente. Une femme « pluri-artistes ». Auteure, réalisatrice, photographe, l’image l’inspire. La sienne et celle des mythes qui ponctuent nos histoires nationales de l’antiquité à nos jours. Observatrice, critique, qui aime l’humour, elle détourne les codes pour mieux les exploiter et pointer du doigt une société moderne qui s’enferme dans des stéréotypes sociaux au détriment de l’ouverture d’esprit et de la liberté. Elle dénonce des choix catastrophiques pour notre environnement immédiat. Féministe, écologiste et drôle, elle ne donne de leçons à personne. Mais rapidement en décryptant ses photos à la scénographie hyper contextualisée, aux couleurs vives, l’artiste se cache grimée pour ne laisser la place qu’à des personnages ancestraux de notre culture partagée. Nous découvrons ainsi l’ampleur de la vérité et ne pouvons que dire en souriant : « mais oui, elle a tellement raison. »
Merci encore à la carte blanche proposée par Frédéric Davanture. Nous, artistes, créateurs, amateurs d’art, public attentif à la poésie de l’esthétisme, nous tous lui resterons très reconnaissants d’avoir, dès son arrivée à l’Alliance Française il y a 4 ans, penser à investir cet espace laissé à l’abandon pour en faire un lieu d’exposition ouvert sur la ville, du haut de son troisième étage, ouvert sur la ville.
Permettez-moi pour finir de remercier Géraldine Goraieb ma patiente et très efficace collaboratrice ALFA , ainsi que Constança qui a aimablement jeté son regard de scénographe sur notre projet.
ARTICLE - LE PETIT JOURNAL.COM
Le bonheur au cœur d’une exposition à l’Alliance Française Lisbonne du 5 au 30 juin
Le commissaire de l'exposition : Jean-Michel Albert
Février – Mars 2026.
Du 13.02 au 14.03.26
Je préférerais ne pas – Exposition de Christian Lefèvre
A la Galerie Oficina Impossível – Lisbonne.
L’oeuvre n’est pas la reproduction de la réalité mais un déplacement de celle-ci
Christian Lefèvre in Paysages
- Parcours : du jardin à l’atelier.
Avant d’arriver à l’atelier de Christian Lefèvre, on pénètre dans un jardin entourant une maison et dès lors le regard est attiré par de nombreuses sculptures : debout, couchées, suspendues, accrochées. Une, deux, trois sur la pelouse, quatre cinq et six sur un fronton de la maison, sept huit et neuf devant l’atelier, et encore au dos de la maison, dans les allées, autour et dans un bassin. Il y en a partout. La multitude nous envahit et nous fait réaliser l’imagination créatrice de cet homme qui comme un laborieux passe des heures par semaine, depuis des années, à créer.
En pénétrant dans l’atelier, quel plaisir de découvrir des espaces où des séries importantes d’oeuvres (peintures, dessins, gouaches, encres) attendent, rangées dans des casiers, des tiroirs, des boîtes. On les sort avec impatience, on les pose les unes sur les autres. Les regards et les mémoires s’entremêlent. Il faudra tout reprendre à zéro.
- Et la sculpture fut.
Christian Lefèvre est un artiste sculpteur, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts en sculpture.
Et même si son travail interfère avec plusieurs disciplines (peinture, dessins, sculptures et installations), le travail initial de recherche a commencé avec la sculpture. Artiste d’art contemporain, il se soucie des matériaux qu’il glâne dans ses déambulations (métal, bois, végétaux, plastique) ou d’éléments qu’il construit (fixations, pieds, pinces ). Ce qui intéresse notre artiste semble être les assemblages de matériaux différents, quasiment opposés. Il constitue ainsi des pairs inattendus bois/plastique ou morceau de meuble et végétal. Il teste leur résistance, leur souplesse, leur force, les tensions qu’ils peuvent subir ou expérimente au contraire leur laisser-aller rendu inévitable à cause du temps qui passe. En regardant les sculptures de Christian Lefèvre, on comprend que tous ces éléments, grâce à l’artiste, ont acquis un nouveau statut, pour ne pas dire une nouvelle vie. Dans sa recherche artistique il y a un aspect scientifique qui est l’évolution physique de la matière. L’impact du temps irréversible comme mémoire transgénérationnelle.
- L’exposition : Je préfèrerais ne pas. Preferia não.
C’est Christian Lefèvre qui avait cette idée précise en choisissant l’expression du scribe Bartelby dans la nouvelle « the scrivener » de Melville, écrivain américain du XIX º siècle. Nouvelle qui a inspiré bien des philosophes : Blanchot, Deleuze ou Derrida. La citation énigmatique nous convient immédiatement. Je ne sais pas si chacun y met le même sens mais elle nous parle à tous. « I would prefer not to.»
Contraste, accident de cette formule littéraire devenue philosophique.
Si le contraste, l’accident, la rencontre, l’intuitif se mêlent dans la phase de recherche de Christian Lefèvre qui travaille comme un scientifique par séries, (expérimentation, réussite ou échec et recommencement), pour l’exposition il faut sélectionner les œuvres, les mettre en regard, les isoler par thèmes et production et enfin leur coller des traits d’union visibles ou non.
On y voit alors les dessins dans les casiers à gauche en entrant, les acryliques grand format, les sculptures (bois, métal, végétal, plastique, textile). Une sensation d’abondance, de lutte des éléments. Et surtout une énergie incroyable celle qui dit je « préfèrerais ne pas », non pas pour ne rien faire mais tout au contraire toujours recommencer.
Le commissaire de l'exposition : Jean-Michel Albert
Novembre -Décembre 2025.
du 8.11 au 13.12.25 Exposition E.QUI.LIBRIO de Géraldine Pillot et Policas
à la galerie Oficina Impossível. CC do Marquês de Abrantes 102, 1200-720 Lisboa
Les commissaires de l'exposition : Catarina Pombo Nabais et Jean-Michel Albert
Jacques Lemerre du 10 au 31 mai 2025.
à la galerie Oficina Impossível. CC do Marquês de Abrantes 102, 1200-720 Lisboa
Les commissaires de l'exposition : Catarina Pombo Nabais et Jean-Michel Albert
Claúdia Clemente du 6.12.24 au 25.01.25.
à la galerie Oficina Impossível. CC do Marquês de Abrantes 102, 1200-720 Lisboa
Les commissaires de l'exposition : Catarina Pombo Nabais.
Jean-Pierre Gaudin – du 9 au 30 novembre 2024
à la galerie Oficina Impossível. CC do Marquês de Abrantes 102, 1200-720 Lisboa

Les commissaires de l'exposition : Catarina Pombo Nabais.
Maria José Oliveira – du 14 juillet au 18 septembre 2022
collégiale de Bueil en Touraine. France

Presse : Umbigo Magazine
Les textes des commissaires de l'exposition : Fernando Ribeiro et Jean Michel Albert.
Dans un temps sans temps « l’invention de l’autre »
Musée Reine Dona Leonor, Beja, Portugal | Collégiale de Bueil en Touraine
Au 1er étage du musée reine Dona Leonor à Beja, on est introduit dans un long couloir qui mène à la fenêtre où Mariana Alcoforado, héroïne du roman épistolaire du XVII ème siècle « lettres portugaises », observait la vie à l’extérieur, là même où la fiction rejoint la réalité. Entre le long couloir et la fenètre, surgit comme un obstacle, un cube blanc. Plus on avance et plus le cube se fait transparent, laissant apparaître ce que chaque visiteur voudra bien imaginer en regardant par la fenêtre historique.
A Bueil-en-Touraine, dans l’ancienne sacristie, un escalier régulier et fragile qui n’aboutit à rien ou à Tout ? Qui franchira l’ultime marche le saura. Un texte poétique écrit et lu par Maria José Oliveira nous accompagne pendant que notre regard détaille les marches régulières. Chaque montée nous conduit vers un futur que nous imaginons, qui sera ou ne sera pas. La part du mystère est immense, quasi spirituelle, mais pas nécessairement et toujours énigmatique. Présage de réussite, l’escalier suspendu dans l’espace et le temps, nous appelle à nous interroger sur l’après, le devenir et le néant.
En 2012, pour le tournage du film, tiré du roman et réalisé par Bruno François Boucher, la production choisit Beja et Bueil-en-Touraine.
C’est ce point de départ : deux lieux pour un même récit, qui a donné l’idée à ALFA – Association Luso française d’Art d’inviter Maria José Oliveira, Avec la collaboration de l’artiste Carlos No, pour la création de deux installations. En nous conviant à réfléchir sur la question de savoir si les émotions, les sensations et les désirs – qui ne sont jamais identiques dans leur dimension absolue de temps et les combinaisons infiniment inégales – aboutissent nécessairement à des rencontres qui ne sont pas éternellement heureuses.
Dans les œuvres de Maria José Oliveira, c’est un cheminement auquel le visiteur est convoqué. Où sont les limites du cadre, de la forme, de l’espace, de nos libertés, de celles des femmes dont Maria José est une porte-parole de longue date. Un cri libertaire pour la condition des femmes.
Un projet né d’amitié et de partage, mais aussi de rencontres et d’enregistrements, à travers des géographies diverses, dans un temps sans temps.
Un cri pour toutes les femmes qui, chaque jour, dans le monde entier, sont privées de leur droit à l’ÊTRE. Éloignées de leur liberté de pensée, bafouées dans leur droit au travail décent et paritaire, privées de protection sociale et contraintes, en outre, à de graves limitations dans leur liberté de décision sur leur propre parcours…et victimes – si souvent – d’une lâche violence domestique, tant physique que psychologique, en les maintenant au silence des conventions comme celles, qui auparavant, ont vécu dans les cellules des couvents, une vie mono dimensionnelle.
Les œuvres de Maria José sont toujours d’une sobriété qui rassure et qui impose la réflexion. Elles sont distillées grâce à des éléments épurés, souvent à l’état brut de leur récupération, sans emphase. Avec ses objets, présentés à Beja, et ses textes, écrits à main levée, la poésie sensible de Maria José Oliveira est partout présente, rythmée par le battement d’un cœur qui accompagne tous nos pas, notre pensée, notre vie.
Ce sont tous ces éléments qui nous invitent à entrer dans les installations, comme on entre dans un couvent, un musée, une collégiale, une vie. Ils réfèrent à des clés universelles : la nature, l’humanité, le lieu Homme/nature, la résilience, l’Histoire et les histoires des êtres qui s’aiment, s’unissent et se séparent.
C’est une exposition sur la puissance de l’amour et sa fragilité quand l’amour se brise. Sur la solitude de l’être dans son isolement réel ou psychologique, sur la difficulté à unir les traces de nos cheminements et à retrouver notre chemin sans se perdre soi-même. S’arrêter pour réfléchir. Écouter, de façon cérébrale, les échos de nos propres inquiétudes. Et voir/relire, avec une profondeur pertinente, la vie, toujours renouvelée et recentrée sur la multi dimensionnalité extraordinaire de l’essence humaine.
Production Partenariat Soutien Commissariat Fernando Ribeiro Jean-Michel Albert
(Num tempo sem tempo) “a invenção dum outro”
Museu Rainha Dona Leonor, Beja, Portugal
Subindo ao 1º andar do museu rainha Dona Leonor, em Beja, somos conduzidos por um longo corredor que nos leva à janela onde Mariana Alcoforado, heroína da novela epistolar do século XVII «Cartas portuguesas», observava a vida exterior, no local exacto onde a ficção se funde com a realidade.
Em 2012, aquando da filmagem da obra cinematográfica baseada no romance homónimo, o realizador Bruno François Boucher escolheu Beja e Bueil-en-Touraine como cenários ‘reais’.
Este foi o ponto de partida deste projecto: dois lugares para uma mesma narrativa, que deu à ALFA – Associação Luso-Francesa de Arte a ideia de convidar Maria José Oliveira com a colaboração do artista Carlos No, para a criação de duas instalações. Convidando-nos a reflectir sobre a questão de saber se as emoções, as sensações e os desejos – que nunca são idênticos na sua dimensão absoluta de tempo e as nas suas combinações infinitamente desiguais – serão encontros não necessariamente ‘felizes para sempre’.
Nas obras de Maria José Oliveira, o questionamento sobre os limites do quadro/enquadramento/contexto – da forma, do espaço e da liberdade das mulheres (de que Maria José é porta-voz de longa data), é um caminho para o qual o visitante é constantemente convocado. Um grito libertário pela condição feminina e humana.
Um projecto nascido de amizade e de partilha, mas também de encontros e de registos, através de geografias diversas e dispersas por tempos sem tempo.
Um grito por todas as mulheres que, diariamente, por todo o mundo, se veem privadas do seu direito a SER. Apartadas da sua liberdade de pensamento, preteridas no seu direito ao trabalho digno e paritário, privadas de protecção social e obrigadas, ainda, a limitações graves na sua liberdade de decisão sobre o seu próprio percurso…e vítimas – tantas vezes – de uma covarde violência doméstica, tanto física como psicológica, que as remete ao silêncio das convenções que, já antes, moraram em celas de conventos, mono dimensionando
lhes a vida e a sua natural múltipla e livre condição feminina
As obras de Maria José são sempre de uma enorme sobriedade, que tranquiliza e impõe a reflexão. São destiladas graças a elementos purificados, muitas vezes no estado bruto da sua recuperação, sem ênfase. Com os seus objetos, apresentados a Beja, e os seus textos, escritos à mão, a poesia sensível de Maria José Oliveira está presente por todo o espaço, ritmadas pelo bater de um coração que acompanha todos os nossos passos, o nosso pensamento, a nossa vida.
São todos estes elementos que nos convidam a entrar neste espaço como se entra num convento, num museu, numa vida. Como chaves universais: a natureza, a humanidade, o lugar Homem/natureza, a resiliência, a história e as estórias dos seres que se amam, se unem e se separam.
É uma exposição sobre o poder do amor e a sua fragilidade quando o amor se quebra. Sobre a solidão do ser humano, no seu isolamento real ou psicológico, sobre a dificuldade de unir os traços dos nossos caminhos e de reencontrar o nosso caminho sem se perder a si mesmo. Parar para pensar. Ouvir, de forma cerebral, os ecos das nossas próprias inquietudes. Ver/reler, com pertinente profundidade, a vida, sempre renovada e recentrada na extraordinária multidimensionalidade da essência humana.
Maria José Oliveira – du 19 juin au 18 septembre 2022
Museu Rainha D. Leonor, Beja. Portugal

Presse : Umbigo Magazine
Les textes des commissaires de l'exposition : Fernando Ribeiro et Jean Michel Albert.
Dans un temps sans temps « l’invention de l’autre »
Musée Reine Dona Leonor, Beja, Portugal | Collégiale de Bueil en Touraine
Au 1er étage du musée reine Dona Leonor à Beja, on est introduit dans un long couloir qui mène à la fenêtre où Mariana Alcoforado, héroïne du roman épistolaire du XVII ème siècle « lettres portugaises », observait la vie à l’extérieur, là même où la fiction rejoint la réalité. Entre le long couloir et la fenètre, surgit comme un obstacle, un cube blanc. Plus on avance et plus le cube se fait transparent, laissant apparaître ce que chaque visiteur voudra bien imaginer en regardant par la fenêtre historique.
A Bueil-en-Touraine, dans l’ancienne sacristie, un escalier régulier et fragile qui n’aboutit à rien ou à Tout ? Qui franchira l’ultime marche le saura. Un texte poétique écrit et lu par Maria José Oliveira nous accompagne pendant que notre regard détaille les marches régulières. Chaque montée nous conduit vers un futur que nous imaginons, qui sera ou ne sera pas. La part du mystère est immense, quasi spirituelle, mais pas nécessairement et toujours énigmatique. Présage de réussite, l’escalier suspendu dans l’espace et le temps, nous appelle à nous interroger sur l’après, le devenir et le néant.
En 2012, pour le tournage du film, tiré du roman et réalisé par Bruno François Boucher, la production choisit Beja et Bueil-en-Touraine.
C’est ce point de départ : deux lieux pour un même récit, qui a donné l’idée à ALFA – Association Luso française d’Art d’inviter Maria José Oliveira, Avec la collaboration de l’artiste Carlos No, pour la création de deux installations. En nous conviant à réfléchir sur la question de savoir si les émotions, les sensations et les désirs – qui ne sont jamais identiques dans leur dimension absolue de temps et les combinaisons infiniment inégales – aboutissent nécessairement à des rencontres qui ne sont pas éternellement heureuses.
Dans les œuvres de Maria José Oliveira, c’est un cheminement auquel le visiteur est convoqué. Où sont les limites du cadre, de la forme, de l’espace, de nos libertés, de celles des femmes dont Maria José est une porte-parole de longue date. Un cri libertaire pour la condition des femmes.
Un projet né d’amitié et de partage, mais aussi de rencontres et d’enregistrements, à travers des géographies diverses, dans un temps sans temps.
Un cri pour toutes les femmes qui, chaque jour, dans le monde entier, sont privées de leur droit à l’ÊTRE. Éloignées de leur liberté de pensée, bafouées dans leur droit au travail décent et paritaire, privées de protection sociale et contraintes, en outre, à de graves limitations dans leur liberté de décision sur leur propre parcours…et victimes – si souvent – d’une lâche violence domestique, tant physique que psychologique, en les maintenant au silence des conventions comme celles, qui auparavant, ont vécu dans les cellules des couvents, une vie mono dimensionnelle.
Les œuvres de Maria José sont toujours d’une sobriété qui rassure et qui impose la réflexion. Elles sont distillées grâce à des éléments épurés, souvent à l’état brut de leur récupération, sans emphase. Avec ses objets, présentés à Beja, et ses textes, écrits à main levée, la poésie sensible de Maria José Oliveira est partout présente, rythmée par le battement d’un cœur qui accompagne tous nos pas, notre pensée, notre vie.
Ce sont tous ces éléments qui nous invitent à entrer dans les installations, comme on entre dans un couvent, un musée, une collégiale, une vie. Ils réfèrent à des clés universelles : la nature, l’humanité, le lieu Homme/nature, la résilience, l’Histoire et les histoires des êtres qui s’aiment, s’unissent et se séparent.
C’est une exposition sur la puissance de l’amour et sa fragilité quand l’amour se brise. Sur la solitude de l’être dans son isolement réel ou psychologique, sur la difficulté à unir les traces de nos cheminements et à retrouver notre chemin sans se perdre soi-même. S’arrêter pour réfléchir. Écouter, de façon cérébrale, les échos de nos propres inquiétudes. Et voir/relire, avec une profondeur pertinente, la vie, toujours renouvelée et recentrée sur la multi dimensionnalité extraordinaire de l’essence humaine.
Production Partenariat Soutien Commissariat Fernando Ribeiro Jean-Michel Albert
(Num tempo sem tempo) “a invenção dum outro”
Museu Rainha Dona Leonor, Beja, Portugal
Subindo ao 1º andar do museu rainha Dona Leonor, em Beja, somos conduzidos por um longo corredor que nos leva à janela onde Mariana Alcoforado, heroína da novela epistolar do século XVII «Cartas portuguesas», observava a vida exterior, no local exacto onde a ficção se funde com a realidade.
Em 2012, aquando da filmagem da obra cinematográfica baseada no romance homónimo, o realizador Bruno François Boucher escolheu Beja e Bueil-en-Touraine como cenários ‘reais’.
Este foi o ponto de partida deste projecto: dois lugares para uma mesma narrativa, que deu à ALFA – Associação Luso-Francesa de Arte a ideia de convidar Maria José Oliveira com a colaboração do artista Carlos No, para a criação de duas instalações. Convidando-nos a reflectir sobre a questão de saber se as emoções, as sensações e os desejos – que nunca são idênticos na sua dimensão absoluta de tempo e as nas suas combinações infinitamente desiguais – serão encontros não necessariamente ‘felizes para sempre’.
Nas obras de Maria José Oliveira, o questionamento sobre os limites do quadro/enquadramento/contexto – da forma, do espaço e da liberdade das mulheres (de que Maria José é porta-voz de longa data), é um caminho para o qual o visitante é constantemente convocado. Um grito libertário pela condição feminina e humana.
Um projecto nascido de amizade e de partilha, mas também de encontros e de registos, através de geografias diversas e dispersas por tempos sem tempo.
Um grito por todas as mulheres que, diariamente, por todo o mundo, se veem privadas do seu direito a SER. Apartadas da sua liberdade de pensamento, preteridas no seu direito ao trabalho digno e paritário, privadas de protecção social e obrigadas, ainda, a limitações graves na sua liberdade de decisão sobre o seu próprio percurso…e vítimas – tantas vezes – de uma covarde violência doméstica, tanto física como psicológica, que as remete ao silêncio das convenções que, já antes, moraram em celas de conventos, mono dimensionando
lhes a vida e a sua natural múltipla e livre condição feminina
As obras de Maria José são sempre de uma enorme sobriedade, que tranquiliza e impõe a reflexão. São destiladas graças a elementos purificados, muitas vezes no estado bruto da sua recuperação, sem ênfase. Com os seus objetos, apresentados a Beja, e os seus textos, escritos à mão, a poesia sensível de Maria José Oliveira está presente por todo o espaço, ritmadas pelo bater de um coração que acompanha todos os nossos passos, o nosso pensamento, a nossa vida.
São todos estes elementos que nos convidam a entrar neste espaço como se entra num convento, num museu, numa vida. Como chaves universais: a natureza, a humanidade, o lugar Homem/natureza, a resiliência, a história e as estórias dos seres que se amam, se unem e se separam.
É uma exposição sobre o poder do amor e a sua fragilidade quando o amor se quebra. Sobre a solidão do ser humano, no seu isolamento real ou psicológico, sobre a dificuldade de unir os traços dos nossos caminhos e de reencontrar o nosso caminho sem se perder a si mesmo. Parar para pensar. Ouvir, de forma cerebral, os ecos das nossas próprias inquietudes. Ver/reler, com pertinente profundidade, a vida, sempre renovada e recentrada na extraordinária multidimensionalidade da essência humana.
Aube Breton Ellëouêt – du 2 avril au 28 mai 2022
Galerie Tinta nos Nervos, rua da Esperança 39, Lisboa

Les textes des commissaires de l'exposition : Fernando Ribeiro et Jean Michel Albert.
Depuis les années ’70, Aube Breton Elléouët, pratique le collage avec des cartes postales, des cartes à jouer, des images de livres et de magazines chinés dans les brocantes.
Il convient de visualiser l’artiste comme quelqu’un qui a eu un parcours de vie rempli de rencontres incroyables avec des personnalités familiales et amicales engagées dans l’art. Elle est aussi une femme qui nous désarme par sa candeur, ses yeux brillants, en analyse permanente du monde, avec un incessant regard fait de curiosité, de pensée, de contemplation.
Le titre ‘Intrusion’ décrit ce regard dans un discours qui résulte du croisement permanent, attentif de tout ce qui lui servi de paysages, de chemin et de ciel dans ses multiples parcours de vie.
Regarder ses collages, c’est comme mettre les yeux sur une visionneuse, avec qui de nombreux enfants, des années ’30 aux années ’70, ont pu jouer et rêver. Appareils dans lesquels on glissait des cartons pour regarder des vues. Une fois les yeux devant les objectifs, on pouvait découvrir en stéréoscopie un paysage de jour, souvent très lumineux, ou un paysage de nuit qui semblait mettre les étoiles à portée de main.
Cette exposition présente une vingtaine d’oeuvres qui reflètent le monde comme un rêve. Aube Breton Elléouët nous invite à entrer dans un monde en stéréoscopie aux plans multiples, aux images surréalistes, aux histoires imaginaires, avec un naturel à vous couper le souffle. Entre mythologie et science–fiction, les yeux parcourent les différents décors surannés et éternels où le fond d’ombre s’ouvre en permanence à la lumière des éléments et des personnages qui y habitent. On les sent comme des éléments cruciaux par le dialogue qu’ils établissent entre eux et avec nous.
Les œuvres qui ont été choisies touchent, d’une façon pertinente et avec humour, la vie, notre relation avec l’univers, la nature et le féminin, ou encore avec densité mais, d’une forme très pure, l’amour et les relations humaines.
Assumée féministe, sans rejet des hommes, Aube Breton Elléouët rend par ses travaux un hommage constant aux femmes artistes tout spécialement aux femmes qui émanent de l’univers surréaliste et qui ont occupé une place très importante dans sa vie : comme sa mère Jacqueline Lamba, Dora Maar et Frida Kahlo (entre autres). Des femmes charismatiques et talentueuses avec qui elle a vécu sur différents continents, aux pays et cultures divers. Surtout, l’hommage de l’artiste s’adresse à tous ceux qui défendent la liberté d’expression.
La magie d’Aube Breton Elléouët, c’est de (nous) créer un monde poétique – ‘romantistique’, comme le dit l’artiste elle-même – au discours universel. Le monde onirique qui est visité par chacun et chacune de nous, et que nous pouvons toutes et tous identifier à travers ses œuvres.
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Desde os anos de 1970, Aube Breton Elléouët, faz collages com cartões postais, cartas de jogo, imagens de livros e de revistas que encontra em vendas de garagem e alfarrabistas.
Artista com um percurso de vida pleno de encontros extraordinários – no campo familiar e no das amizades próximas – com personalidades totalmente envolvidas no mundo da Arte é, ao mesmo tempo, uma mulher que nos ‘desarma’ pela candura dos seus olhos brilhantes, continuamente analisando o mundo através de um olhar incessante, feito de curiosidade, de pensamento e de contemplação.
O título ‘Intrusão’ (‘Intrusion’), descreve esse olhar num discurso que resulta do cruzamento permanente, atento, de tudo o que lhe serve/serviu de paisagem, de caminho e de céu, nos seus múltiplos percursos de vida.
Observar as suas collages, é como colocar os olhos num estéreoscópio (‘viewmaster’), um aparelho onde se desliza um cartão com desenhos e paisagens historiadas em formato ‘slide’ que, desde a década de 30 à década de 70 do século XX, serviu de brinquedo a tantas crianças, para brincarem e sonharem. Uma vez o olhar colocado diante de cada uma das obras, podemos descobrir – como em estéreoscopia – uma paisagem diurna, cheia de luminosidade, ou uma paisagem nocturna que parece colocar-nos as estrelas do céu ao alcance das mãos.
Nesta exposição apresentamos uma vintena de obras, que refletem o mundo como num sonho. Aube Breton Elléouët convida-nos a entrar nesse mundo em estereoscópio, de planos múltiplos, imagens surrealistas e histórias imaginárias, de uma naturalidade impressionante. Entre mitologia e ficção científica, os olhos vão percorrendo os vários cenários, ‘retro’ mas eternos, onde a sombra do fundo se abre permanentemente à luz dos elementos e dos personagens que o povoam. Sentindo-os como elementos cruciais, através do diálogo que estabelecem connosco e entre si.
As obras escolhidas falam-nos, com pertinência e sentido de humor, sobre a vida, a nossa relação com o universo, a natureza e o feminino e – com particular densidade mas de uma forma muito pura – do amor e das relações humanas.
Feminista assumida – sem por isso rejeitar o papel do homem – Aube Breton Elléouët presta, através dos seus trabalhos, uma constante homenagem às mulheres artistas, em especial às mulheres que, emanadas do universo surrealista, ocuparam um lugar importante na sua vida: como a sua mãe Jaqueline Lamba, Dora Maar e Frida Kahlo (entre outras). Mulheres carismáticas e talentosas, com quem ela viveu, em diferentes continentes e em paises e culturas diversos. Sobretudo, a homenagem da artista dirige-se a todas as pessoas que defendem a sua e a nossa liberdade de expressão.
A magia de Aube Breton Elléouët, é a de (nos) criar um mundo poético – ‘romantistique’, como diz a própria artista – num discurso universal. O mundo onírico que é visitado por cada um e cada uma de nós, e que todas e todos conseguimos identificar através das suas obras.
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Aube Breton Elléouët has been creating collages since the 1970s, employing postcards or book and magazine clippings she finds in garage sales or second-hand stores.
She is a woman whose fulfilled life has been made of extraordinary encounters, whether thanks to her family life or her closest friendships, with personalities completely immersed in the Artworld. Still, the candor of her shiny eyes is disarming, unceasingly curious about the world, brimming with thoughtfulness and contemplation.
Intrusion, as a title, aims to describe with precision that very same gaze into a discourse that emerges from the permanent and attentive interlacing of everything that has ever served her as landscape, path or horizon, from the many trails that make up her life.
To look upon her collages is like using one of those View-master stereoscope toys that children used from the 1930s up to the 1970s. This would use a slide filled with landscapes and drawings that would make one wonder and dream. As soon as we aim our eyes into one of Aube’s collages, we will find either an incredibly lit up daily scene or a nocturnal landscape that seems to place the night stars into the palm of our hands.
This exhibition presents about twenty works, that reflect the world as in a dream. Aube Breton Elléouët’s invites us to enter this world as if into a stereoscope landscape, made of multiple places, surrealist images and imaginary stories, all of which yet of an outstanding realism. Between mythology and science fiction, our eyes hover upon these scenes, both “retro” and eternal, in which the shadowy backgrounds blossom permanently to the light of the elements and the characters that inhabit them. We can feel them as central pieces, by virtue of the dialog they both create with us and among themselves.
The selected works touch adroitly and with humour on issues such as life, our relationship with the universe, nature and the feminine. And they still play, in a very pure manner, the theme of love and human relationships.
Through her work, and as a feminist, without rejecting the role of men, Aube Breton Elléouët constantly pays hommage to the many artist women involved in the Surrealist universe, and who played a decisive role in her own life. From her own mother, Jacqueline Lamba, to Dora Maar and Frida Kahlo, among so many others. Charismatic and talented women, with whom she lived on different continents, throughout diverse countries and cultures. But above all, she his interested in paying tribute to all those who fight for freedom of expression.
Aube Breton Elléouët’s magic relies in her ability to offer us a poetical world, or as she likes to call them, a “romantistical” world, in the shape of a universal discourse. A dream-like world that each and every one of us visits often, and that we immediately recognize as we look upon her work.
Ana Lima-Netto – du 30 octobre 2021 au 16 janvier 2022
Château de Tours – France

Ana Lima-Netto – du 4 mai au 4 juin 2021
SNBA – rua barata Salgueiro 36 – Lisbonne

Ana Lima-Netto 10 de Abril 2021
“Vaidade das Vaidades, Tudo é vaidade?” Ao reler o livro do Eclesiastes, em 2020, questionei-me se o homem contemporâneo ocidental, manteria (ou não) o mesmo tipo de pensamento que o autor do texto bíblico, datado do período Salomónico (450 a 180 A.C.). Numa primeira abordagem a enfatização nos textos da apologia da fruição da vida material, devida ao sentimento de frustração decorrente de uma existência mortal, poderiam responder (pelo menos em parte) aos graves problemas que fustigam, a humanidade e que são transversais a todas as culturas em todos os tempos – excessos, instabilidades, acumulações, erradicações entre outros. Por outro lado o texto expõe implicitamente dois princípios, muito caros, à presente consciência humana; a ideia de ciclo dos elementos e a ligação existente entre todas as coisas. Nesta demanda, e perante o cenário global de pandemia e perturbações sem precedentes que a humanidade defronta, achei que seria importante trabalhar num projecto visual, que simultaneamente traduzisse e propusesse a reflexão sobre esta interrogação, provocando (talvez) um despertar de ideias e emoções. Desta forma a presente série, organizada em torno do cruzamento da instalação, escultura e desenho, pretende ser complementar aos temas prementes da contemporaneidade, invocando a busca da sacralidade e a essência das coisas através de uma representação gráfica, abstrata e “desdramatizada”, inserida num tempo “circular”, entre dois momentos; o nascimento e a morte. Inerentes aos objectivos do projecto encontra-se a exploração de materiais, espaço e técnicas que transmitam os conceitos de essência, impermanência e leveza. Deste modo, decidi-me pela a utilização de redes metálicas maleáveis, que possuem uma paleta monocromática de cinzas e brilhos, colocadas num ambiente totalmente branco, por forma a evocar a complexidade e simultaneamente as qualidades asséptica e atmosférica, do momento. O processo de construção das peças, começou pela submissão dos “tecidos de rede” a movimentos de tração e compressão, bem como ao seu desfiar (total ou parcial) para posteriormente se reconstruírem em formas circulares ou curvilíneas, de um ou vários “layers”. A maior parte das esculturas e instalações, originam-se pela multiplicação modular de elementos, sendo algumas geradas pelo enrolar do “tecido” sobre ele próprio, e outras pela acumulação dos fios de rede desconstuída. Em qualquer dos procedimentos, propõe-se paralelos com a auto replicação, que é, qualidade essencial da arquitectura da natureza. De salientar que estes materiais, provenientes de sobras de construção ou da utilização doméstica, são normalmente desvalorizados, contudo, as suas transparências e brilhos respondem ao intuito do quinta-essenciar da matéria, sugerindo ainda, a ideia de desenhos tridimensionais, organizados no espaço.
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Les commissaires de l'exposition : Jaime Silva, Fernando Ribeiro et Jean Michel Albert. Texte de Jaime Silva
(…) É preciso pedir que as ilhas sejam fortes
para que lá estejam enquanto nos perdemos
para que em silêncio permaneçam mesmo quando
alguém procura um canto no meio da multidão. (…)
Evocação das Ilhas mais remotas, em A NUVEM
Carlos Poças Falcão
Não se sabe bem por onde começar porque, se a convicção pode ser imensa, o destino é invulgar e caprichoso. E, no entanto, sobrelevando expectativas, arrostando com a corrente dos dias, algo se move nas entrelinhas de um texto descosido e já desconectado da Palavra e da Civilização, que ainda nos permite evocar o desejo de Absoluto e da circunstância, nada despicienda, de nos sentirmos e sabermos humanos.
Vestem-nos hoje de fatos multicolores, propõem-nos interpretações de garantida desmesura, futuros de exploração espacial e dos seus recursos próprios, a fim de alimentar impérios e interesses multímodos nas áreas financeiras e das indústrias inovadoras. Seja! Mas não advoguem felicidade, respeito pela compreensão e definição do humano, porque essa foi a função da PALAVRA, no tempo que lhe coube.
Não parecerá a muitos mas, este é, de novo, o tempo do deserto que foi anunciado, como se sabe, pela barbárie nazi.
Que podemos nós artistas fazer, que eventualmente teremos sido tocados pela vontade de consubstanciar em Obra, dúvidas e incertezas, ou talvez a alegria do Canto e da comum Esperança?
Cada obra assumida em percurso singular, abre possibilidades de reflexão e de discussão pública. Cada artista nessa pessoal assunção, arrosta com as dificuldades inerentes à diferença idiossincrática, apenas tendo de saber lidar consigo mesmo.
As cedências de circunstância, não advogam uma boa prática artística, pois apenas são induzidas pelo facilitismo de uma sociedade que não entende a Arte como ela o é, e só pode ser: abertura conceptual e anímica, na criação de um mundo de emoções outras.
Designada na forma interrogativa: “NADA DE NOVO DEBAIXO DO CÉU?”, Ana Lima-Netto nesta sua exposição individual, invoca a leitura e interpretação do Ecclesiastes, onde encontra a ideia de ciclo dos Elementos e de ligação entre todas as coisas.
Na sua lídima interpretação, a artista propõe-se através da INSTALAÇÃO, da ESCULTURA, do DESENHO e dos seus cruzamentos, explorar materiais e técnicas, bem como ao próprio espaço, transmitindo os conceitos de Essência – Impermanência – Leveza.
Assumindo a problemática contemporânea no que ela tem de mais generalizado, o seu material de base e constituinte das peças apresentadas, é a rede metálica maleável, de um cinza brilhante, proveniente de sobras de construção ou de utilização doméstica.
O método de construção das peças, segundo a autora, começa: “(…) pela submissão dos tecidos de rede a movimentos de tracção e de compressão, bem como ao seu desfiar (total ou parcial) para, posteriormente, serem reconstituídos em formas circulares ou curvilíneas, de um ou vários layers”.
No processo construtivo adoptado de criação de múltiplas estruturas através de reprodução modular, encontra a autora paralelo com a auto-replicação da Natureza.
Só isto bastaria para situarmos a autora e as suas propostas num contexto de reivenção e de valorização do eternamente outro-sendo o mesmo, no que alguns adoptando terminologias de recentíssima extracção, designam como de “computador quântico universal”.
A titulação das peças apresentadas, se recupera conceitos do Ecclesiastes, adquire aqui uma carga poética, seguramente desejada pela autora. Exemplifico: “Uma geração vem, outra vai”; “O que foi isso é o que há-de ser”; “Tempo de nascer”; “Na multidão dos sonhos, há vaidades”; “Tudo quanto desejaram os meus olhos, não lhes neguei”; “Todos os rios vão dar ao mar, contudo ele não se enche”. Carga poética, que este Livro de culto e do Culto, numa circularidade quase epicurista, não deixa de possuir.
Não quero terminar esta curta introdução a uma exposição de Arte desta dimensão, sem referir excelente texto do Pe. João Norton de Matos, em Catálogo de Exposição datada de 2014, com participação de alguns artistas conhecidos.
Disse ele então, a concluir: “(…) O artista deseja hoje testar as conotações espirituais das suas obras, nas quais procura uma outra concepção de ser humano, não mediatizado, não avaliado economicamente, não consumido como produto, mas deixando espaço ao silêncio, à escuta, ao acolhimento, ao espanto e mesmo ao êxtase.”
Não saberia terminar melhor!
Caxias, 25.04.2021
Jaime Silva
https://snba.pt/exposicoes/ana-lima-netto/
Les articles dans la presse
Agenda Cultural Lisboa
(…) Ana Lima-Netto nesta sua exposição individual, invoca a leitura e interpretação do Ecclesiastes, onde encontra a ideia de ciclo dos Elementos e de ligação entre todas as coisas. Na sua lídima interpretação, a artista propõe-se através da instalação, da escultura, do desenho e dos seus cruzamentos, explorar materiais e técnicas, bem como ao próprio espaço, transmitindo os conceitos de Essência – Impermanência – Leveza.
Assumindo a problemática contemporânea no que ela tem de mais generalizado, o seu material de base e constituinte das peças apresentadas, é a rede metálica maleável, de um cinza brilhante, proveniente de sobras de construção ou de utilização doméstica.
O método de construção das peças, segundo a autora, começa: “(…) pela submissão dos tecidos de rede a movimentos de tracção e de compressão, bem como ao seu desfiar (total ou parcial) para, posteriormente, serem reconstituídos em formas circulares ou curvilíneas, de um ou vários layers”.
No processo construtivo adoptado de criação de múltiplas estruturas através de reprodução modular, encontra a autora paralelo com a auto-replicação da Natureza (…)
Jaime Silva
https://www.agendalx.pt/events/event/ana-lima-netto/
Yolande Tanchou – » Les cycles cosmiques, la vie, le rêve … «
du 12 juillet au 4 août 2019
SNBA – rua barata Salgueiro 36 – Lisbonne
Commissariat : Jean-Michel Albert et Fernando Ribeiro
Les commissaires de l'exposition : Fernando Ribeiro et Jean Michel Albert.
Artiste plasticienne française, Yolande Tanchou a consacré l’intégralité de son existence à un corps à corps avec l’art et le débat artistique. Rien de très étonnant que de jeunes artistes se tournent régulièrement vers elle pour échanger et lui livrer leurs interrogations. Elle-même a nourri un dialogue fidèle avec Olivier Debré (exposition commune en 1991) et s’est inspirée de la liberté de trait d’Alexandre Calder. Tous les trois ont partagé des moments mémorables en Touraine où ils ont eu leurs ateliers, et où Yolande Tanchou vit.
Coloriste hors-pair, on est subjugué par son bleu magnétique et profond, ses figures érodées, bosselées, usées, contenues dans un espace clos qui nous absorbe. Souvent les formes obscurent le champ. Parfois tronquées, elles ouvrent un autre espace de circulation qui se situe en dehors du cadre. Passages, déplacements (qu’on imagine lents) des masses s’arrêtent, se figent en constellations. Les énigmatiques astéroïdes jouent à chat dans l’inaudible grondement du vide sidéral.
Sur un mur au fond noir, d’autres volumes réels (1980), ondulés, en papier enduits de plâtre, des rideaux s’ouvrent sur un monde où chaque visiteur peut conceptualiser mais qui persuadent par leur illusion baroque. Ces 3 pièces ont été remarquées par la presse spécialisée « l’oeil », au début des années 80.
Au centre de la salle d’exposition, les arbres-livres (exposés pour la première fois au château d’Amboise, en 1991) nous interrogent sur le substrat inconscient de l’écriture, universel à toutes les civilisations.
Les petits formats de collages abstraits (2015) imposent leur filiation avec les œuvres plus anciennes, rideaux et arbres-livres, en renouant avec la forme ovoïde des astéroïdes et en intégrant des extraits aléatoires de manuscrits anciens.
Collages, papier enduit de plâtre, totems des arbres-livres, astéroïdes peints, nous entrevoyons, dans cette exposition, comme des représentations ponctuées dans le temps de l’univers artistique de Yolande Tanchou et nous sommes touchés par une ineffable cohérence, un trait commun , une quête généreusement partagée . Pas de géométrie rigoureuse chez Yolande Tanchou, mais la rigueur de l’interrogation sans relâche et avec une énergie sans cesse renouvelée sur des concepts d’espace-temps et d’écriture-discours.
Remerciements à Dominique Vernin, journaliste, et à Marie-Luce Thomas, plasticienne et enseignante-retraitée d’arts plastiques à l’Ecole Normale de Tours, qui ont partagé avec nous leurs articles écrits sur Yolande Tanchou et dont certains passages apparaissent ci-dessus .
Remerciements à Yolande Tanchou pour sa longue amitié et pour sa confiance dans le montage de cette exposition loin de son regard.
A Lisbonne, juillet 2019. Jean Michel Albert et Fernando Ribeiro



















































































